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May 30
« Noli me tangere, Ne me touche pas » Cie Innocentia Inviolata Du Mardi 26 mai au Samedi 6 juin les mardis à 21h30 - du mercredi au samedi à 19h30 (Relâches dimanche et lundi)
Solo de femme, écrit par Céline Nogueira. Interprété par Céline Nogueira et Lucie Muratet en alternance, ce solo propose de découvrir, d’un soir à l’autre, deux sensibilités différentes pour une même parole.
Avec LucieMuratet les 26, 28 et 30 mai et les 3 et 5 juin. Avec Céline Nogueira les 27 et 29 mai et les 2, 4 et 6 juin.
plus d'info sur http://www.myspace.com/celinenogueira ou sur www.innocentia-inviolata.com
 Photo: P. Moll
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Un plateau nu. Une chaise. Seule en scène – face à son intimité - une femme prend la parole.
A la rencontre d’un amant qui l’obsède, l’épuise ou la brutalise, cette femme tente de comprendre la passion qui l’anime. Sa parole, urgente comme une transe organique, se libère alors au gré des mécanismes intuitifs de sa mémoire corporelle. Par le corps, ressurgissent ainsi du passé ceux qui, «sur demande ou par effraction» ont pénétré sa vie : ses amants, son père, Jésus.
Pour comprendre l’aliénation à ces figures masculines qui ont posé les fondations même de fascinations successives qu’elle livre, revit, ou tente de réparer aujourd’hui, elle soumet l’homme à un jugement dernier, lui demande de se mettre à nu, vraiment. Solliciter l’honnêteté chez l’homme : une cause perdue d’avance, mais un leitmotiv qui la mène pourtant à quelques révélations tragiques : la faim -jamais rassasiée- du pénis, la culpabilité, le désir opprimé et l’attouchement de ses dix ans. Cette femme, unique mais universelle, « dans sa normalité banale », ré éprouve la chair, le «manger», la chambre d’enfant, les hémorragies et le trouble de l’enfantement. Ces souvenirs, cette réminiscence, cette Saudade, elle l’invoque comme un moyen d’exister et pour en finir avec un idéal acquis.
Noli me tangere présente une jeune femme abusée et une femme libre que la contradiction fait rire à gorge déployée. Cette femme – la femme-enfant, la femme conventionnellement soumise, la femme cannibale, la femme castratrice, on s’y attache (elle nous attache ?) même et surtout quand la réalité parfois crue qu’elle décrit nous affole par endroit. Sa parole sans concession devient libératrice. Elle livre, sans tricher, d’images de sacrifice en images d’enfance étoilée, son vide et ses relents physiques intenses. Elle livre son regard intime sur la passion et retrouve ainsi différentes postures : agenouillée devant le Christ en croix, prostrée dans l’attente du Père, boulimique et soumise à l’Homme qui affame, qu’elle dévore ou vomit.
Cette femme nous fait tomber de haut : du haut de l’arrogance ou de l’ignorance pour nous permettre de retrouver, qui sait, un peu d’innocence.
« Le texte de Céline Nogueira est beau, fort, difficile. Il est, pour tout dire, féminin au possible, et terrible dans ses détresses, âpre même dans la douceur. L'interprétation qu'assure Céline Nogueira en épouse avec justesse toutes les variations jusqu'à jouer avec le public même, cet amant muet et retiré, d'un mouvement d'attirance et de répulsion. » Jacques-Olivier BADIA - Le clou dans la planche
Avec Céline Nogueira et Lucie Muratet en alternance un soir sur deux Création Lumière Philippe Ferreira | April 19
Toulouse. Un spectacle « en plein cœur » à la Cave Poésie


Un prisonnier d'opinion ou captif pour un tout autre motif, qui n'a pas usé de violence ni incité à la violence ou à la haine… Entre les murs nus et sans fenêtre de sa geôle, le comédien danseur d'En Plein cœur, tourne en rond, se tape la tête contre les murs, hurle, gesticule comme un possédé. C'est d'enfermement que parle Brigitte Fischer, chorégraphe et danseuse, dans « En plein cœur ». Un thème qui touche la fondatrice de la compagnie « les furieuses » depuis toujours et qui l'a encore récemment interpellée lors d'un voyage au Cambodge. « A Pnom Penh, j'ai visité le S21, le centre de détention du régime de Pol pot avec des gens victimes des Khmers rouges. Il y avait là tout un mélange étouffant : un univers tropical et les traces de la barbarie de l'humanité ». Je construis mes spectacles avec ce que je vis et ce que le monde me renvoie qui résonne en moi, dit-elle. Dans « En plein cœur », deux personnages sont sur scène. L'un (William Albors) exprime une révolte violente, brutale qui implique d'autant plus le spectateur que très peu de distance sépare la scène de la salle. Autour du dément, Brigitte Fisher se meut avec lenteur, en décomposant bien ses mouvements, comme si elle se livrait à une séance de Tai Chi (gymnastique chinoise). Que représente ce fantôme muet ? L'indifférence du monde au sort des victimes d'injustices que l'enfermement rend fous ? Pièce cruelle, violente, à la limite du supportable « En plein cœur » est un spectacle fort, qui dérange, un cri, une bombe à retardement.
La Cave Poésie, 71 rue du Taur, jusqu'au 25 avril à Toulouse. Du mercredi au samedi à 21h 30.
April 02
"Mais je sais je suis glauque avec mes chansons tristes ,mais j'emmerde le monde et il me le rends bien.. "
December 26
Deux jours à tuer
de Jean Becker[Drame]
Distributeur : Studio Canal
Sortie DVD : 4 Novembre 2008
Film français en couleur, 2007, tous publics
Présentation
Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?
La critique [evene] le 29 Avril 2008 par Mélanie Carpentier
Difficile d’évoquer une oeuvre quand la clé de son intrigue est sous scellé. Car silence, il ne faut pas révéler les raisons qui poussent Antoine, son héros, à envoyer valdinguer son existence paisible de père de famille bourgeois et comblé. Secret de polichinelle. Dès la première demi-heure du film, l’évidence du final saute aux yeux. Mais ce n’est pas là que réside l’essence du dernier film de Jean Becker ‘Deux jours à tuer’. Ce qui compte avant tout, c’est ce besoin, parfois maladroit, de graver dans la pellicule l’amour de la vie, le merveilleux de l’éphémère, la peur du vide. Car c’est de cela dont il est question : comment construit-on sa vie ? Comment sommes-nous les victimes volontaires des contingences du réel ? Combien de temps nous reste-t-il pour accomplir ce que nous n’avons pas encore réalisé ? Pas de compassion, ni de mièvrerie dans ce long métrage. Pas de réponses péremptoires non plus. A une première partie brutale, pleine de rage, un peu brouillonne succède une seconde plus contemplative et plus personnelle - intimement liée à la chair de Becker. Et tandis que Dupontel déroule un jeu plus proche du don de soi que du simple travail de comédien, Pierre Vaneck et Marie-Josée Croze s’engagent avec sobriété sur les chemins de l’émotion. Moderne, efficace et sincère, c’est peut-être pour toutes ces qualités que l’on oublie toutes les maladresses du film - fin prévisible, fautes de raccord, dialogues parfois trop écrits. Et garder en mémoire sa bande originale, son tendre regard posé sur l’Irlande et ses comédiens talentueux, sa franchise et son appétit pour la vie.
Il était une fois un homme parfait et une femme parfaite qui se rencontrèrent.
Après s'être fait la cour, ils se marièrent; leur union était bien sûr parfaite.
Une nuit de réveillon de Noël, ce couple parfait conduisait sa voiture parfaite le long d'une route déserte lorsqu'ils remarquèrent quelqu'un en détresse sur le bord de la route.
Étant parfaits, ils s'arrêtèrent pour donner leur aide. La personne en détresse était le
Père Noël, avec sa hotte remplie de cadeaux. Ne voulant pas que des milliers d'enfants soient déçus une veille de Noël, le couple parfait
pris le Père Noël et ses jouets à bord de la voiture parfaite et
l'accompagnèrent pour
la distribution des cadeaux.
Malheureusement, à cause
du mauvais temps, le
couple parfait et le Père Noël eurent un accident. Seulement l'un
d'entre eux survécu cet accident.
Lequel ?
(Voir la solution ci-dessous.)
Continuez de descendre.
La femme parfaite a survécu !!!!.
En fait, c'est la seule personne de cette histoire qui existe vraiment.
Tout le monde sait bien que le Père Noël et l'homme parfait n'existent
pas.
NB: Les femmes s'arrêtent de lire à partir d'ici, c'est la fin de la blague. Les hommes peuvent continuer.
Continuez de descendre
(seulement les hommes , j'ai dit !!!!)
Donc, si le Père Noël n'existe pas, pas plus d'ailleurs que l'homme parfait, la femme devait forcément conduire... ce qui explique
l'accident.
Encore un peu plus bas
D'autre part, si vous êtes une femme et que vous êtes en train de lire ceci, nous sommes en train d'illustrer une autre vérité :
Les femmes n'écoutent jamais ce qu'on leur dit !
FIN!!!!"
November 26
Le bain
(danse contemporaine/
musique éléctro-expérimentale)
« Elle est comme dans un rêve, trouble, fou.
Dans son voyage nocturne elle craque et se dévoile. Le son guette le mouvement, se perd, éclate. Fissure entre deux mondes. Un passage. Une pause. Le temps se suspend.
Un délire. Un cri étouffé. Elle s’autorise un écart, s’exclue du monde.
Apesanteur. Apnée.
Elle s’amuse, glisse, se moque, disparaît. Avalée dans ce ventre blanc, elle fugue… »
Le bain est une performance d’inspiration contemporaine tout public.
C’est un petit délire dans une baignoire, qui prend le contre-pied d’un vrai bain.
Une chorégraphie alliant danse contemporaine et acrobaties inventives, exécutée par une danseuse atypique au corps caoutchouteux. Touches d’humour, clins d’oeil, poésie, font du bain une création sensible, humaine et sobre.
L’univers musical électro est créé en temps réel par le musicien. Il interagit avec les mouvements de la danseuse, créant ainsi une partition singulière et dynamique.
Produits par une interface électro acoustique réagissant à la frappe (telle une percussion), les sons sont sculptés en direct par les gestes du musicien grâce à différents capteurs tactiles et infra-rouge. Il en résulte une musique innovante qui plonge le spectateur dans l’univers étrange et décalé du bain.
Chorégraphie/interprétation : Sara Martinet
Univers sonore électro-expérimental : Jean-Philippe Carde
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